{"id":475,"date":"2025-09-10T11:25:43","date_gmt":"2025-09-10T09:25:43","guid":{"rendered":"https:\/\/profunitespeciale.be\/?p=475"},"modified":"2025-09-14T20:00:31","modified_gmt":"2025-09-14T18:00:31","slug":"est-ce-que-ca-va","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/profunitespeciale.be\/?p=475","title":{"rendered":"Vivre de la pens\u00e9e critique : entre le marteau et l&rsquo;enclume"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-drop-cap has-text-align-justify\"> Il faut que je vous parle d\u2019une chose simple et pourtant vertigineuse : ma sant\u00e9 mentale (lire \u00e0 cet \u00e9gard <a href=\"https:\/\/l.facebook.com\/l.php?u=https%3A%2F%2Fdoi.org%2F10.4000%2F14kwd%3Ffbclid%3DIwZXh0bgNhZW0CMTAAYnJpZBEwdURKNkh5WnYyUjVqNG93agEe7i2LhCdE19Oc6NJZxFy2Tw-oY71-VhRteXksDZeRHL3aL-B5gs5bZDivQj0_aem_SXiNJOmxRjV78L5s5gwAew&amp;h=AT0lxMiOAy3ft_ippL-XdwlUjsqgkDc6DxRGMCK6JINtT5d2mRNsx3ZboE-N9D4L-uXJOQUr9WIydj1vCHINW4l53qg7O_YDqUetaxXiJkSoe9H5dX2ZlyxSe_7C4HbGnkmxPxDk_eabHuVjHNQ&amp;__tn__=-UK-R&amp;c[0]=AT1e4Pr70xadNV-VxSlLBPGxx6oAxtMqT9TlQO8TCEeMpXNAWdsKLr4kWJ0LzgiQMSgXaFNdcLnm4rUGJ2qUmFc1fKNTjcwvfYRb07ID2uSP9habkQe7fpjXbUlDtSIqW-by6IQ4Pd9gJvR_Z_9n1tLLm7H8gPavB564SO9FVN12_p7Y7EQ\" rel=\"noreferrer noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/14kwd<\/a>). Et, indissociablement, de mes recherches. Les deux s\u2019entrecroisent comme deux lignes sur un m\u00eame sismogramme.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai grandi avec une sensibilit\u00e9 que j\u2019appellerai redoutable, faute de mieux : don les bons jours, mal\u00e9diction les autres. <a><\/a>Elle me jette tour \u00e0 tour dans des joies grisantes et des tristesses qui ont le go\u00fbt du fond. Malgr\u00e9 cela, je m\u2019acharne \u00e0 l\u2019empathie : prendre soin, \u00e9viter de blesser, ne pas nuire. J\u2019aimerais \u00eatre de ceux qu\u2019on d\u00e9signe, un peu na\u00efvement, comme des \u00ab gentils \u00bb. Mais chacun se croit gentil ; c\u2019est toujours l\u2019autre qui tient le r\u00f4le du m\u00e9chant. Cette illusion confortable me rappelle qu\u2019il faut, plus que jamais, surveiller ses propres angles morts.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon m\u00e9tier, celui d&rsquo;\u00e9crire une th\u00e8se \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Namur sur la pens\u00e9e critique et son enseignement, m\u2019oblige \u00e0 habiter les ateliers de la connaissance : comment nous pensons, ce \u00e0 quoi nous croyons, ce que nous tenons pour vrai, comment nos id\u00e9ologies fr\u00f4lent, heurtent, s\u2019ignorent ou s\u2019\u00e9clairent. J\u2019examine tout cela dans le miroir de l\u2019\u00e9ducation au d\u00e9veloppement durable et de la transition, un champ strat\u00e9gique souvent encombr\u00e9 de certitudes rapides et de billeves\u00e9es tenaces. Si nous devons changer, que ce soit sur des bases saines.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a des jours o\u00f9 je me demande comment les \u00e9pist\u00e9mologues, les cognitivistes, les \u00e9conomistes du comportement ne basculent pas dans le chagrin m\u00e9taphysique. Le m\u00e9decin soigne, et on lui demande de soigner. Le pompier sauve, et on lui demande de sauver. Le garagiste r\u00e9pare, et on lui demande de r\u00e9parer. Le chercheur en pens\u00e9e critique, lui, se voit expliquer son propre m\u00e9tier avant d\u2019\u00eatre conspu\u00e9 lorsqu\u2019il rectifie, modestement, un r\u00e9el brouill\u00e9 par des biais, des sophismes, des convictions inv\u00e9rifi\u00e9es. Et constamment cette ritournelle qui m&rsquo;invite \u00e0 la prudence avec style et nuance : \u00ab Don&rsquo;t be a dick \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Ma d\u00e9fense a deux ailes : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, la sc\u00e8ne (ma conf\u00e9rence-spectacle *L\u2019Instant critique*) o\u00f9 ma parole peut s\u2019essayer \u00e0 la franchise. De l\u2019autre, le quotidien, o\u00f9 je me tais plus souvent que je ne parle, tant l\u2019asym\u00e9trie est lourde : la parole gratuite circule sans entrave, la parole contrariante, elle, g\u00eane. Se taire use. Parler expose. Entre les deux, je fatigue.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, j\u2019aime la discussion. Je la veux exigeante et f\u00e9conde. J\u2019adh\u00e8re \u00e0 cette id\u00e9e (dans mon jargon, d\u2019aucuns la nomment \u00ab th\u00e9orie pragma-dialectique \u00bb) selon laquelle un d\u00e9saccord ne se r\u00e9sout pas en triomphes rh\u00e9toriques, mais \u00e0 la condition de r\u00e8gles partag\u00e9es : respect des personnes, des preuves, des inf\u00e9rences, du droit \u00e0 r\u00e9viser son point de vue. Sans r\u00e8gles, la discussion devient un jeu sans cadre : chacun marque ses propres buts dans des cages imaginaires, et plus personne ne joue ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre l\u00e0 que je deviens, dit-on, \u00ab p\u00e9nible \u00bb. Je n\u2019ai plus la politesse de c\u00e9l\u00e9brer des id\u00e9es creuses. Je refuse les diatribes qui confondent volume et validit\u00e9. J\u2019ai besoin (besoin&#8230; non caprice) du fil de votre pens\u00e9e : d\u2019o\u00f9 partez-vous ? Quelles raisons m\u2019offrez-vous ? Quelles preuves acceptez-vous de soumettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve ? Si vous me demandez de croire, donnez-moi de quoi croire raisonnablement.<\/p>\n\n\n\n<p>Et peut-\u00eatre, alors, que ma sant\u00e9 mentale en respirera mieux. Peut-\u00eatre que je me sentirai enfin moins \u00e9tranger parmi mes semblables. Car, aujourd\u2019hui, je cherche une place que je ne trouve plus. J\u2019ai besoin, urgemment, de cesser d\u2019\u00e9touffer \u00e0 force de retenir ma parole. Besoin d\u2019ouvrir l\u2019air, de laisser circuler la pens\u00e9e sans craindre qu\u2019elle soit aussit\u00f4t rejet\u00e9e. Besoin d\u2019un espace o\u00f9 la v\u00e9rit\u00e9 puisse se risquer, et o\u00f9 la fragilit\u00e9 m\u00eame de nos voix ait droit de cit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces mots, ce n\u2019est ni une plainte ni une le\u00e7on ; c\u2019est une invitation. Prenons soin de nos nerfs comme de nos normes. Accordons \u00e0 la conversation ce que nous accordons \u00e0 la musique : une tonalit\u00e9, un rythme, une \u00e9coute. J\u2019y mets ma sensibilit\u00e9, toute enti\u00e8re. Mettez-y vos raisons. Entre les deux, peut-\u00eatre, quelque chose comme la v\u00e9rit\u00e9 fera son chemin.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai besoin de retrouver un espace qui ne soit pas clos, ni cadenass\u00e9 par la peur d\u2019offenser. De laisser circuler l\u2019air, non pas en a\u00e9rant \u00e0 tout vent, mais en ouvrant des fen\u00eatres choisies, cadr\u00e9es, hospitali\u00e8res. L\u00e0 o\u00f9 la parole n\u2019est pas imm\u00e9diatement rejet\u00e9e comme une poussi\u00e8re d\u00e9rangeante, mais accueillie comme une tentative de dire le monde, fragile et sinc\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre est-ce cela, au fond, la qu\u00eate : un lieu o\u00f9 penser n\u2019est pas une faute, o\u00f9 douter n\u2019est pas une trahison, o\u00f9 parler n\u2019est pas une agression. Un lieu o\u00f9 l\u2019on peut respirer ensemble, sans craindre d\u2019\u00e9touffer dans le silence ou dans le vacarme. C\u2019est selon.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, faisons de nos \u00e9changes ce qu\u2019ils devraient \u00eatre : non pas des pugilats de certitudes, mais des pr\u00e9ludes de nuances (sans sombrer dans la complaisance \u00e0 tout va). Comme chez Chopin, chaque note importe, mais c\u2019est l\u2019entre-deux, le silence habit\u00e9, qui donne au morceau sa v\u00e9rit\u00e9. Et composons en prenant soin de l&rsquo;\u00e9criture musicale, cadr\u00e9e, que l&rsquo;on explore sans briser.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il faut que je vous parle d\u2019une chose simple et pourtant vertigineuse : ma sant\u00e9 mentale (lire \u00e0 cet \u00e9gard https:\/\/doi.org\/10.4000\/14kwd). Et, indissociablement, de mes recherches. Les deux s\u2019entrecroisent comme deux lignes sur un m\u00eame sismogramme. 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Mon m\u00e9tier, celui d&rsquo;\u00e9crire une th\u00e8se \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Namur sur la pens\u00e9e critique et son enseignement, m\u2019oblige \u00e0 habiter les ateliers de la connaissance : comment nous pensons, ce \u00e0 quoi nous croyons, ce que nous tenons pour vrai, comment nos id\u00e9ologies fr\u00f4lent, heurtent, s\u2019ignorent ou s\u2019\u00e9clairent. J\u2019examine tout cela dans le miroir de l\u2019\u00e9ducation au d\u00e9veloppement durable et de la transition, un champ strat\u00e9gique souvent encombr\u00e9 de certitudes rapides et de billeves\u00e9es tenaces. Si nous devons changer, que ce soit sur des bases saines. Il y a des jours o\u00f9 je me demande comment les \u00e9pist\u00e9mologues, les cognitivistes, les \u00e9conomistes du comportement ne basculent pas dans le chagrin m\u00e9taphysique. Le m\u00e9decin soigne, et on lui demande de soigner. Le pompier sauve, et on lui demande de sauver. Le garagiste r\u00e9pare, et on lui demande de r\u00e9parer. Le chercheur en pens\u00e9e critique, lui, se voit expliquer son propre m\u00e9tier avant d\u2019\u00eatre conspu\u00e9 lorsqu\u2019il rectifie, modestement, un r\u00e9el brouill\u00e9 par des biais, des sophismes, des convictions inv\u00e9rifi\u00e9es. Et constamment cette ritournelle qui m&rsquo;invite \u00e0 la prudence avec style et nuance : \u00ab Don&rsquo;t be a dick \u00bb. Ma d\u00e9fense a deux ailes : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, la sc\u00e8ne (ma conf\u00e9rence-spectacle *L\u2019Instant critique*) o\u00f9 ma parole peut s\u2019essayer \u00e0 la franchise. De l\u2019autre, le quotidien, o\u00f9 je me tais plus souvent que je ne parle, tant l\u2019asym\u00e9trie est lourde : la parole gratuite circule sans entrave, la parole contrariante, elle, g\u00eane. Se taire use. Parler expose. Entre les deux, je fatigue. Pourtant, j\u2019aime la discussion. Je la veux exigeante et f\u00e9conde. J\u2019adh\u00e8re \u00e0 cette id\u00e9e (dans mon jargon, d\u2019aucuns la nomment \u00ab th\u00e9orie pragma-dialectique \u00bb) selon laquelle un d\u00e9saccord ne se r\u00e9sout pas en triomphes rh\u00e9toriques, mais \u00e0 la condition de r\u00e8gles partag\u00e9es : respect des personnes, des preuves, des inf\u00e9rences, du droit \u00e0 r\u00e9viser son point de vue. Sans r\u00e8gles, la discussion devient un jeu sans cadre : chacun marque ses propres buts dans des cages imaginaires, et plus personne ne joue ensemble. C\u2019est peut-\u00eatre l\u00e0 que je deviens, dit-on, \u00ab p\u00e9nible \u00bb. Je n\u2019ai plus la politesse de c\u00e9l\u00e9brer des id\u00e9es creuses. Je refuse les diatribes qui confondent volume et validit\u00e9. J\u2019ai besoin (besoin&#8230; non caprice) du fil de votre pens\u00e9e : d\u2019o\u00f9 partez-vous ? Quelles raisons m\u2019offrez-vous ? Quelles preuves acceptez-vous de soumettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve ? Si vous me demandez de croire, donnez-moi de quoi croire raisonnablement. Et peut-\u00eatre, alors, que ma sant\u00e9 mentale en respirera mieux. Peut-\u00eatre que je me sentirai enfin moins \u00e9tranger parmi mes semblables. Car, aujourd\u2019hui, je cherche une place que je ne trouve plus. J\u2019ai besoin, urgemment, de cesser d\u2019\u00e9touffer \u00e0 force de retenir ma parole. Besoin d\u2019ouvrir l\u2019air, de laisser circuler la pens\u00e9e sans craindre qu\u2019elle soit aussit\u00f4t rejet\u00e9e. Besoin d\u2019un espace o\u00f9 la v\u00e9rit\u00e9 puisse se risquer, et o\u00f9 la fragilit\u00e9 m\u00eame de nos voix ait droit de cit\u00e9. Ces mots, ce n\u2019est ni une plainte ni une le\u00e7on ; c\u2019est une invitation. Prenons soin de nos nerfs comme de nos normes. Accordons \u00e0 la conversation ce que nous accordons \u00e0 la musique : une tonalit\u00e9, un rythme, une \u00e9coute. J\u2019y mets ma sensibilit\u00e9, toute enti\u00e8re. Mettez-y vos raisons. 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Alors, faisons de nos \u00e9changes ce qu\u2019ils devraient \u00eatre : non pas des pugilats de certitudes, mais des pr\u00e9ludes de nuances (sans sombrer dans la complaisance \u00e0 tout va). Comme chez Chopin, chaque note importe, mais c\u2019est l\u2019entre-deux, le silence habit\u00e9, qui donne au morceau sa v\u00e9rit\u00e9. 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